Historique
1837: au commencement
Des omnibus à chevaux
apparaissent en 1837 dans notre Cité et engendre une pratique
concurrentielle qui amène la création d'une seule compagnie
d'exploitation: la Compagnie Lyonnaise des Omnibus (CLO).
La société construit un réseau de Tramways
sur rails à traction animale maillant la Ville.
En 1862, le premier Funiculaire
urbain en France relie la Rue Terme au Boulevard de la Croix-Rousse.
L'année suivante, l'exploitation de
bateaux à vapeur « Mouche » débute sur la rivière Saône (le nom «
bateaux mouches » provient du lieu de construction des premiers
bateaux urbains: le quartier de La Mouche, dans le VIIème
Arrondissement de notre Ville).
En 1878, la colline de Fourvière est
aussi dotée d'un Funiculaire. La ligne à vapeur Saint-Jean à
Saint-Just est gérée par la Compagnie du Chemin de fer de Fourvière
à Saint-Just, devenue la Compagnie Fourvière - Ouest Lyonnais
(FOL) en 1886.
En 1879, la Compagnie des Omnibus
et Tramways de Lyon (OTL) reprend l'ensemble du
réseau de transports urbains de la CLO moribonde.
1880: début d'une cohérence du réseau
Le Chemin de fer FOL est
ouvert partiellement (entre 1886 et 1888) entre Lyon-Saint-Just et
Le Tupinier (Grézieu) où la ligne se coupe en deux pour finir soit à
Vaugneray soit à Mornant. Cette ligne est reliée aux Chemins de fer
Paris - Lyon - Méditerranée (PLM) à la Demi-Lune en 1895.
En 1906, la ligne est considérée comme une desserte de type Tramway.
Le Funiculaire de Croix-Paquet à
Croix-Rousse, avec une pente à 17%, est inauguré le 12 Avril 1891
et exploité par une société privée. Cette ligne permet de relier les
Pentes à la Gare de la Croix-Rousse, point de départ de la ligne de
chemin de fer de Lyon-Croix-Rousse à Trévoux des Chemins de Fer du
Rhône. Le
premier Tramway électrique roule dans nos rues en 1893. Comme
le public plébiscite cette évolution, l'OTL inaugure 33
nouvelles lignes jusqu'en 1922. Cependant, à la fin de la Première
Guerre mondiale, des lignes d'autobus gérés par des compagnies
privées sont autorisées. L'OTL anticipe en proposant le
trolleybus à ses abonnés.
En 1900, la Compagnie FOL ouvre
une deuxième ligne de Funiculaire: Saint-Jean à Fourvière.
Cette même année, le Funiculaire de Saint-Jean à Saint-Just est
transformé en premier chemin de fer à crémaillère urbain.
Toujours en 1900, en toute fin d'année, la Compagnie du Chemin de
fer de Saint-Paul à Fourvière inaugure elle aussi son
Funiculaire entre la Gare de Saint-Paul et Loyasse (Fourvière); la
société est rachetée par la FOL en 1908. En 1911, la FOL
fusionne avec l'OTL.
Toutes les concessions, les lignes exploitées par des entreprises privées, arrivent à terme en 1941 et
la Ville devient propriétaire des équipements; la gérance du
nouveau réseau public est concédé à l'OTL. La Compagnie
ouvre entre la fin des années 30 et le début des années 40, la
Ligne de Tram de Loyasse (entre le terminus du Funiculaire
Saint-Paul à Fourvière et le Cimetière de Loyasse) permettant aussi le
transport de corbillards. Entre temps, le Funiculaire de Saint-Paul
ferme ses portes.
1945:
la fin du tram
Avant la fin de la Seconde Guerre
mondiale, Lyon est bombardé: le réseau est à remettre à neuf. C'est le
début de l'ère des Bus et Trolleys qui prennent le pas sur les Trams,
trop chers à exploiter. Le Tram « FOL », Chemin de fer de
Lyon-Saint-Just à Vaugneray, est définitivement condamné en 1954.
En 1956, retour à ses premières amours
du Chemin de fer de Saint-Jean à Saint-Just qui est reconverti en
Funiculaire. De
même que le Funiculaire de la Rue Terme est flanqué au tout-automobile.
Le Tunnel est devenu routier après la fermeture de l'exploitation en
1967. Toujours en
1967, l'OTL devient les Transports en Commun Lyonnais (TCL);
ils lancent alors, en collaboration avec la Ville, une étude pour
l'exploitation de lignes souterraines.
1970 - 1978 / 1991: le métro à la
Lyonnaise
En 1968, la Société d'Études du Métro de
l'Agglomération Lyonnaise SEMALY est constituée. Attendue depuis près
d'un siècle (Lyon voulait déjà relier la Place des Terreaux à la Gare
de Perrache en mode souterrain en 1897), la construction d'un
Métropolitain débute en 1973 pour se finir en Avril 1978 et met à
jour des vestiges archéologiques au niveau de l'ancienne Îsle des
Canabées (située entre les Cordeliers et Ainay).
Le 28 Avril 1978 (en exploitation voyageurs le 2 Mai), les deux
premières lignes sont inaugurées; elles relient la Gare de Perrache
au Quartier de Cusset pour la Ligne A, et les Charpennes à la
future Gare TGV de la Part-Dieu pour la Ligne B. Le Métro de Lyon
roule à gauche.
Le 9 Septembre
1981, la liaison Part-Dieu - Jean-Macé est livrée.
La Ligne C succède à la ligne de
Funiculaire Croix-Paquet à Croix-Rousse, convertie entre 1972 et 1974
en chemin de fer à crémaillère, lors de sa connexion avec la Ligne A à
la station Hôtel-de-Ville le 2 Mai 1978. Elle sera prolongée jusqu'à
l'ancienne Gare de Cuire le 8 Décembre 1984, en reprenant l'emprise de
l'ancienne ligne de chemin de fer de Lyon-Croix-Rousse à Trévoux à son
compte, tout en prenant soin d'enterrer les voies ferrées sous le
Boulevard des Canuts. La Ligne C est le premier Métro au Monde à
être doté d'une crémaillère.
La première ligne de métro automatique
de Lyon, la Ligne D, est inaugurée le 4 Septembre 1991. Elle
relie en un quart d'heure les quartiers de Gorge-de-Loup et
Grange-Blanche. Le 11 Décembre 1992, le système de pilotage
devient entièrement automatique (les postes conducteurs sont
démontés de chacune des rames); la date coïncidant avec l'ouverture du
prolongement de la ligne jusqu'à la nouvelle Gare de Vénissieux.
La SEMALY exporte son
savoir-faire et est devenue une des sociétés les plus demandées pour
la conception de lignes à travers le globe.
2001: le retour du tram
Le 1er Janvier 2001, 19 Km de voies
ferrées sont livrés aux rames du Tram moderne de Lyon. Les lignes T1
et T2 joignent respectivement la Gare de Perrache à l'IUT de la
Feyssine et la Gare de Perrache à la Porte des Alpes (puis le centre
de Saint-Priest).
Imaginons le futur: proposition d'une nouvelle organisation
des transports à Lyon
(projet
fictif)
An zéro. Le
SMITRALY,
Syndicat Mixte Intercommunautaire des
Transports multimodaux Lyonnais,
qui élargit ses compétences - au-delà de
l'organisation des transports en commun - sur les
domaines de la route et du ferroviaires, et
prenant à présent en compte l'environnement et le
développement durable. Principaux financeurs,
les conseils généraux du Rhône, de l'Ain et de
l'Isère, ainsi que le Grand Lyon, y nomment des
élus, tout comme le patronat et la Chambre de
Commerce et d'Industrie de Lyon, gestionnaire des
aéroports de Lyon.
Une levée de fonds intervient dès cette année afin
de réaliser les études préalables aux futurs
travaux du [Grand Projet «MLC»] qui s'achèveront à l'horizon
2030. |